🚜 RĂ©volte des agriculteurs : un cri de survie !

« Je suis jeune, j’aimerais reprendre l’exploitation familiale, mais je me demande si je vais pouvoir le faire. Est-ce que ça vaut le coup de sacrifier ma santĂ© et ma vie sociale pour pas grand-chose en retour ? ».

Ces mots forts, Ă©mouvants, nous les avons entendus cette semaine au Parlement europĂ©en, lors d’une rencontre organisĂ©e par nos dĂ©putĂ©s avec des agriculteurs de la coordination rurale.

Ces derniers Ă©taient Ă  bout, fatiguĂ©s d’annĂ©es de souffrances et d’abandon de l’État. Ils subissent en effet une pression intenable. Les normes europĂ©ennes notamment issues du Pacte Vert, dĂ©connectĂ©es des rĂ©alitĂ©s du terrain, s’alourdissent tandis que des accords de libre-Ă©change sacrifient notre modĂšle agricole.

Les négociations presque abouties avec les pays du Mercosur angoissent à juste titre nos paysans.

Cet accord prĂ©voit notamment d’inonder le marchĂ© europĂ©en de viandes sud-amĂ©ricaines produites sans aucun respect des normes de qualitĂ©, de traçabilitĂ©, d’Ă©levage imposĂ©es Ă  nos agriculteurs. Les clauses miroirs incontrĂŽlables, le bien-ĂȘtre animal ignorĂ©, tout est sacrifiĂ© sur l’autel mondialiste et le business international.

Les faibles coĂ»ts de main d’Ɠuvre, l’emploi de pesticides interdits en Europe, l’utilisation massive d’hormones entraĂźnent une concurrence totalement dĂ©loyale contre laquelle nos agriculteurs n’ont aucune protection, aucune rĂ©ponse d’un gouvernement français qui leur avait promis monts et merveilles lors des premiĂšres rĂ©voltes du dĂ©but d’annĂ©e.

Les conséquences sont à présent encore plus dramatiques : on ne compte plus les exploitations qui ferment, les agriculteurs qui se suicident, les familles qui abandonnent une activité essentielle pour eux et le pays.

Rien de pire que de se résoudre à abandonner ce qui nous passionne, ce que nous avons souvent reçu en héritage et que nous ne pouvons plus transmettre à nos enfants, ce qui ne fait plus vivre notre famille.

Face Ă  cette situation, Ă  ces drames prĂ©sents et Ă  venir, l’Union europĂ©enne et la France auraient dĂ» depuis longtemps adopter une politique ferme : refuser les traitĂ©s de libre-Ă©change, valoriser notre modĂšle agricole, privilĂ©gier nos producteurs locaux, soutenir les circuits courts, simplifier les normes, laisser les agriculteurs s’occuper de ce pour quoi ils excellent en France: la terre, l’Ă©levage, la vigne!

Nous persĂ©vĂ©rons dans ce soutien sans faille Ă  cette agriculture fiĂšre, durable et rĂ©siliente. ProtĂ©ger nos agriculteurs, c’est aussi prĂ©server notre enracinement dans la ruralitĂ©, notre identitĂ©, notre histoire. Impossible de se projeter dans cette mondialisation dĂ©sincarnĂ©e, dĂ©shumanisĂ©e, artificielle.

Ce combat est vital, nous ne lĂącherons rien !

Jean-Paul Garraud
Président de la délégation RN au Parlement européen

D’autres articles sont disponibles !